Le TAI JI du Bâton :

Une quête philosophique : quand l’art du Bâton devient une Voie…

Un voyage aux portes du chamanisme : quand l’âme du Bâton nous parle…

Le bâton a une longue histoire. Il est utilisé comme une arme depuis des temps immémoriaux lors des combats et des guerres. On l’appelle populairement « la tête des soldats ». Il peut couvrir une grande surface. C’est pour cela qu’on dit que le bâton balaie tout à la ronde.

La pratique du Bâton combine les mouvements vifs et agiles du serpent qui réagit adéquatement devant et derrière, le calme stable de la tortue qui installe son camp pas à pas, et encore la force irrésistible, brave, féroce et rapide du tigre qui rôde dans les montagnes.

Dans le maniement du Bâton, c’est toute une expression du corps dans laquelle on peut sentir, là plus qu’ailleurs, « l’infini du corps » qui se prolonge à travers le bâton. La pratique du bâton représente aussi l’allongement et la verticalité. C’est toute l’immensité de l’espace qui peut être exploré grâce au bâton. Quelle liberté !

La structure du corps commence par le squelette qui soutient tout le corps. Le travail du bâton stimule les tendons qui s’insèrent sur les os. Sa pratique est donc un moyen de stimuler et de renforcer l’os en profondeur. De lui apporter une vibration plus profonde. Sur le plan physique, la bâton permet de prendre conscience de l’attitude du corps et de son axe naturel.

De plus, en maniant le bâton, la régulation de la respiration prend une autre dimension. Les régulations du Qi, du sang, du mental, vont être modifiées. Tous les principes du Taiji (la lenteur, l’accord de la respiration, la circulation du souffle…) permettent de réveiller et de cultiver la sensibilité interne. Le bâton ajoute une nouvelle dimension.

Le bâton comme une personne 

Je pourrais considérer le bâton comme une personne, comme une âme. Et il y a une vraie liberté entre elle et moi. On peut se séparer et se retrouver. Et lorsqu’on s’unit, on doit rassembler ensemble toutes nos énergies. Il faut beaucoup le travailler, le manipuler, le sentir, qu’il soit tout le temps là pour se familiariser avec lui. C’est la relation intime que l’on crée avec son bâton qui lui insuffle une force particulière.

Le bâton nous enseigne. Il s’exprime par rapport à ce qu’on lui donne. Notre sensibilité et notre manière de pratiquer lui donneront une vibration très particulière.

La pratique des arts martiaux est une véritable philosophie de vie.

Tous ceux qui pratiquent dans l’amour sont les meilleurs « messagers »… D’ailleurs, le maître-mot dans la voie des Arts martiaux n’est-il pas Transformation ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *